A quoi ressemblera la médecine du futur ?

médecine du futur

Les avancées en biologie et en étude du génome humain sont en train de révolutionner la médecine moderne.

L’objectif ultime des scientifiques est basé sur le principe de « mieux vaut prévenir que guérir », et donc ils orientent leurs recherches vers la détection des maladies avant qu’elles ne se déclarent.

Il semblerait que le suivi en continu des individus permettrait une meilleure prévention. Aujourd’hui, quand nous allons chez le médecin, certaines mesures sont prises au travers d’une prise de sang par exemple, l’idée serait de suivre ces données sans interruption avec des outils de mesure simples.

Selon les antécédents médicaux des patients, le patient pourrait, par exemple, porter une lentille oculaire qui enregistrerait le taux de sucre tout au long de la journée.

L’aspect intrusif  imposé par ces méthodes de monitoring est certainement le plus grand inconvénient de cette « nouvelle » médecine.

Néanmoins, s’il faut passer par ce côté « intrusif » pour éviter de déclarer des pathologies qui, elles nécessiteraient des traitements lourds,  alors le jeu en vaut peut-être la chandelle.

Les douleurs à l’épaule et aux pieds chez les enfants

Les enfants aillant régulièrement des activités sportives peuvent avoir des accidents pouvant toucher l’épaule ou le pied. Ces douleurs peuvent avoir de multiples origines mais chez les enfants, la cause est presque toujours traumatique. Des soucis peuvent aussi apparaître durant les périodes de croissances. Il faut savoir que tout choc sur l’épaule ou la cheville provoquant des douleurs persistantes peut générer l’installation d’un blocage progressif. Il faut alors prévoir un traitement adapté qui peut être orthopédique (immobilisation) ou chirurgical.

Le centre de l’épaule (www.shoulder-center.ch) et le centre du pied et de la cheville (www.swissfootcenter.ch) offrent des soins respectivement concernant les différentes pathologies de l’épaule et tous les problèmes et blessures traumatiques du pied, de la cheville ou de la jambe.

Une luxation de l’épaule ou de la cheville est par contre considéré comme une urgences en chirurgie orthopédique, en effet une intervention rapide est nécessaire afin d’éviter des complications comme la compressions de nerfs ou vaisseaux ainsi que des déformations articulaires. Dans le cas des enfants ayant des articulations souples, certaines luxations présentent des symptômes atténués.

 

 

Besoins exprimés par les parents et par les enseignants

Les enseignants exposent divers besoins, dont en priorité des besoins d’information et de formation.
Quand on leur demande quels sont leurs besoins, les parents mentionnent une meilleure formation des enseignants, des programmes adaptés… Aucune demande ne les concerne directement. Toutes les réponses données concernent des souhaits ou même des revendications face à l’école.
Il apparaît comme illusoire de considérer que seuls l’école et les enseignants sont responsables de la prise en charge des enfants à HP en classe, et ceci à l’école publique. Ce n’est qu’en travaillant main dans la main, les enseignants, les parents, ainsi que tous les intervenants susceptibles d’intervenir, que des solutions vont pouvoir se dégager.
Les enseignants, au-delà des informations demandées, doivent apprendre à mieux communiquer et à entendre les parents d’enfants à HP. Les parents doivent absolument participer de manière active à l’intégration de leur enfant sans accuser l’école et les enseignants d’être la cause de tous leurs problèmes et sans attendre d’eux toutes les solutions. Ils doivent s’interroger sur leur propre attitude face à la douance et apprendre à mieux connaître cette différence qu’est le haut potentiel et les interactions qu’elle implique au quotidien.

Mesures concrètes mises en place dans le cadre scolaire pour les enfants à HP

Pour les 38 enfants concernés par l’enquête, les mesures les plus souvent mises en place sont :

  • Saut de classe
  • Soutien psychologique
  • Enrichissement du programme
  • Collaboration active avec les parents
  • Utilisation active des ressources de l’enfant
  • Suivi orthophonique

Certains enseignants interrogés mentionnent qu’ils proposent aussi des techniques de relaxation.
Beaucoup reste à faire.
Tant qu’une définition claire de la douance au-delà d’un QI supérieur à 130 ne sera pas posée, et que ses implications ne seront pas définies, tant que le rôle de l’école publique et le cadre de prise en charge de la douance en son sein ne seront pas clairement établis, il est difficile de concevoir un autre type d’action que celle proposée actuellement par l’école: une prise en charge au cas par cas dès qu’il y a souffrance reconnue et avérée chez l’enfant.
Les parents attendent beaucoup de l’école. Les enseignants n’ont pas de directives claires et leurs moyens sont limités. Il est difficile dans ces conditions de ne pas s’égarer face aux difficultés rencontrées de part et d’autre et de trouver des solutions répondant aux besoins.

Difficultés scolaires des enfants à HP et communication entre l’école et les parents

Une bonne moitié des enfants de l’enquête n’ont pas rencontré de difficultés dans leur parcours scolaire. Il est à relever que la moitié des enfants se trouvent encore à l’école primaire, et un quart dans le premier cycle (1-3).
Globalement, les parents incriminent l’école comme responsable des difficultés rencontrées par leur enfant.  Le manque de formation des enseignants est avancé comme cause première, et ceci dans une forte proportion, suivi de près par l’inadéquation des programmes. Bien que l’enseignant ne soit pas directement « accusé », la charge émotionnelle projetée sur lui est très importante. Pratiquement l’ensemble des parents pense que l’école ne répond pas aux besoins des enfants à HP et ceci parce qu’elle ne les prend pas en considération.

Les enseignants sont conscients du fait que les enfants à HP peuvent tout à fait rabaisser ou cacher leurs capacités, et aussi avoir des problèmes affectifs ou liés aux techniques d’apprentissage. Les contacts entre les enseignants et les parents sont globalement bons, les bonnes collaborations avec les parents sont supérieures aux difficultés de communication. Il ressort un élément important : une position marquée devant le fait que les parents surinvestissent dans le potentiel de l’enfant, surtout à l’école primaire.
Question posée aux enseignants : « Avez-vous déjà rencontré les situations suivantes avec les parents d’enfants à HP ? »
– Difficultés de communication – Bonne collaboration – Attentes irréalisables de la part des parents – Parents réalistes face à vos difficultés – Parents soutenant vos démarches – Parents ne se rendant pas compte du potentiel de l’enfant – Parents surinvestissant dans le potentiel de l’enfant
Les enseignants pensent que les parents surinvestissent dans le potentiel de l’enfant. Il serait intéressant de pouvoir approfondir les raisons les ayant amenés à affirmer de manière autant marquée ce fait.
Il est très difficile de connaître les causes réelles des difficultés rencontrées par les enfants à HP. Cependant il est évident que le regard que porte le parent ou l’enseignant peut mettre l’enfant dans des situations de conflits de loyauté importants, en plus des difficultés qu’il rencontre par lui-même.
Il est vrai que l’école répond difficilement aux besoins des enfants à HP et que les enseignants n’ont que peu de moyens. Cependant…  si, dès le départ, l’enseignant pense que les demandes parentales sont liées à un surinvestissement, comment va-t-il pouvoir accueillir l’enfant avec son potentiel, ses envies et sa créativité, ses propositions ?  si le parent est convaincu que, de toute façon, l’école ne peut répondre aux besoins de l’enfant, celui-ci va automatiquement être pris dans un conflit de loyauté dont il ne saura comment se défaire. Ce cas de figure est certainement un élément non négligeable dans les difficultés rencontrées.

Il est essentiel de pouvoir mettre des mots sur les difficultés rencontrées. Toutes ne sont pas liées directement au HP. Un certain nombre d’entre elles pourraient s’aplanir voire disparaître si, du côté des enseignants comme des parents, il y avait un peu moins d’attitude défensive et revendicatrice.

Comportements fréquents chez les enfants à HP

Les problèmes le plus souvent remarqués par les enseignants chez les enfants à HP sont d’ordre physique, et ceci tout au long de la scolarité

Les attitudes les plus relevées par les enseignants au contact des enfants à HP sont :
– tendance à beaucoup parler ou questionner (logorrhée) – problèmes d’organisation en général – inattention et problèmes de concentration  – grande sensibilité – attitude de justicier – sentiment d’être différent
Les parents relèvent trois attitudes durant toute la scolarité: – une hypersensibilité – le sentiment d’être différent – l’ennui
On remarque que deux attitudes sont relevées autant par les parents que par les enseignants : la grande sensibilité et le sentiment d’être différent.

D’autre part, deux tiers des parents expriment que leur enfant présente des signes de nervosité et d’agitation à la maison, surtout quand il s’agit d’effectuer des tâches répétitives et contraignantes.
Par contre, un tiers d’entre eux seulement,  mentionne que les enseignants se sont plaints de l’agitation de l’enfant en classe, ce qui apparaît en contradiction avec le point de vue des enseignants (mentionné plus haut).
Le fait que les parents expriment que leurs enfants ne sont pas agités en classe et que les enseignants ne s’en plaignent pas peut révéler plusieurs situations :  Peut-être les enfants sont-ils réellement calmes en classe.  Peut-être les parents ont-ils de la peine à entendre les dires et remarques des enseignants.  Peut-être les enseignants minimisent-ils, ou n’osent-ils pas exprimer les difficultés rencontrées en classe.
Un fait est avéré, c’est que l’enfant, qu’il soit en classe ou à la maison, présente des périodes d’agitation assez importante pour que cela soit relevé de part et d’autre et ceci d’une manière non équivoque.

Par ailleurs, concernant l’ensemble des problèmes mentionnés, nous considérons tous ces éléments comme l’expression d’un besoin de l’enfant, que celui-ci ne peut exprimer autrement. Il y a souvent confusion sur les besoins de l’enfant à HP. Le fait de prendre au pied de la lettre ce qu’il dit peut se trouver à l’origine de beaucoup de problèmes rencontrés. Les réponses données par les adultes devant « ces enfants pas tout à fait comme les autres mais qui, comme les autres, sont des enfants »2 vont être essentielles pour l’enfant qui doit apprendre à bien fonctionner avec son efficience intellectuelle.
Les comportements de l’enfant nous apparaissent comme l’expression de sa demande consciente ou non d’être géré en fonction de ce qu’il est, et demandent des réponses adéquates :  La logorrhée : une écoute attentive, dans un cadre structuré.  L’ennui à l’école : rechercher si c’est réellement son ressenti ou s’il exprime ce qu’il entend à son sujet concernant l’école, et y répondre de façon adéquate.  L’ennui à la maison (qui est normal et sain, pour tous les enfants) : il est important de protéger l’enfant à HP de trop de stimulations extérieures induites par l’adulte, pour lui permettre de se découvrir.
L’hypersensibilité : l’aider à prendre conscience de ses ressources et à les utiliser.
En tant qu’adultes responsables de ces enfants, nous courons le risque de faire peser sur eux des attentes et des responsabilités bien trop lourdes.
Beaucoup d’entre eux disent ressentir un poids ainsi qu’une obligation morale d’être autre chose qu’eux-mêmes, et de « devoir » au nom du haut potentiel :  avoir des intérêts intellectuels  avoir d’excellents résultats partout  être toujours actifs et curieux  être contents d’être très intelligents  déjà savoir…
Parfois, les parents ou les enseignants leur font porter la responsabilité  d’être ce qu’ils sont   du fait que les adultes ne savent pas comment faire avec eux   de répondre aux attentes des adultes… En bref, on demande à ces enfants de prendre des responsabilités qu’ils ne peuvent pas assumer. Ils n’en ont pas les capacités émotionnelles, non pas parce qu’ils sont à HP, mais parce qu’ils sont des enfants.
Cette situation où l’adulte n’assume pas ses responsabilités peut facilement amener l’enfant, grâce à son efficience intellectuelle, à prendre des attitudes manipulatrices souvent confondues avec « attitudes adultes ».
Ils ont de quoi en perdre leur latin. Les adultes aussi…. Par contre, il est en définitive assez simple, si le processus est compris, de remettre chacun dans sa fonction et de créer un vrai espace d’échange dans lequel la relation va pouvoir se construire sereinement.

Préjugés relatifs aux aptitudes scolaires de l’enfant à HP

Les enseignants affirment d’une même voix que l’enfant à HP n’est pas « bon élève »… En quelques mots, ceux qu’ils qualifient de « bons élèves » sont des élèves collaborant, scolaires, qui atteignent les objectifs, en bref l’élève rêvé.
La situation est nettement moins tranchée du côté des parents : globalement les garçons ne sont pas considérés comme « bons élèves » alors que les filles oui.
Il est intéressant de constater que, du côté des enseignants, les particularités énoncées permettant de reconnaître un élève à HP correspondent globalement à la définition du bon élève, particulièrement à l’école primaire. A l’école secondaire, par contre, en plus des qualités intellectuelles, des attitudes inadéquates ont été citées, telles que difficultés scolaires, attitudes décalées, dissipation, immaturité…
Dans une reconnaissance, puis une prise en charge des enfants à HP, il est impératif, du côté des enseignants comme de celui des parents, de sortir du domaine théorique. Il est essentiel de mettre en perspective et de comprendre les difficultés que l’enfant rencontre pour pouvoir les décoder correctement et y répondre de façon appropriée.

Pour les enseignants : • Les critères qu’ils connaissent pour reconnaître les enfants à HP sont trop restreints. En conséquence, une partie de ces enfants sont ignorés, notamment ceux qui ont des difficultés (qui peuvent être liées à un trouble de l’apprentissage), ainsi que la grande majorité des filles. • Il est essentiel d’arriver à prendre en compte que l’enfant à HP a réellement un fonctionnement autre, et que, même si dans les premières années cela se couple généralement avec de bons résultats, ce n’est pas toujours le cas à long terme. • L’enjeu pour les enseignants de l’école primaire est de pouvoir, au-delà d’une facilité observée chez l’enfant, imaginer que celui-ci ou celle-ci (surtout les enfants effacés et qui ne se manifestent pas) est déjà en souffrance, ce qui peut avoir à long terme des conséquences dramatiques.
• Pour les enseignants de l’école secondaire, les enjeux sont un peu différents. Ils ont affaire à la délicate période de l’adolescence, ainsi qu’à des profils de fonctionnement déjà bien établis. Ces six profils1 peuvent être un outil précieux pour reconnaître et encadrer les adolescents à haut potentiel : o L’élève qui réussit bien (Successful) : Elève qui en général ne pose pas de problèmes et correspond aux idées reçues, il correspond au profil HP le plus souvent décrit.  o L’élève provocateur (Challenging) : Elève créatif par excellence, il montre ouvertement qu’il est frustré, pose souvent de réels problèmes dans le groupe classe.  o L’élève effacé : (Underground) : Elève frustré qui manque d’assurance, culpabilise et se met sous pression. o L’élève à risque (At risk) : Elève fâché contre tout et tout le monde, en demande perpétuelle et cependant sur la défensive.  o L’élève doublement exceptionnel (Twice-exceptional) : Elève qui présente un ou des troubles associés. Elève perturbé, souvent tendu et confus avec une faible estime de lui-même.  o L’élève autonome (Autonomous) : Elève enthousiaste et sûr de lui, il s’assume, et assume ses relations.
Les parents se trouvent eux aussi devant certains préjugés, même si ceux-ci ne s’expriment pas de la même façon que pour les enseignants.
• Ils doivent faire un travail de reconnaissance face aux attitudes de leur enfant. Elles ne sont pas toujours directement liées à des frustrations dues à de « l’ennui », que ce soit en classe ou à la maison, mais souvent à des difficultés de prise en charge globale.  • Ils doivent apprendre à reconnaître que le HP peut se présenter sous différents profils (voir ci-dessus) et le prendre en compte.  • Ils doivent comprendre qu’il est parfois difficile de trouver la ou les cause(s) des difficultés rencontrées et que souvent cela se passe par élimination. Le chemin peut être long et douloureux, surtout si la douance est soit mise au centre, soit mise de côté lors des différents diagnostics.

Entre espoir et attente devant les capacités réelles de l’enfant et désespoir devant les difficultés relationnelles, éducationnelles ou simplement liées au haut potentiel, les parents hésitent et parfois vacillent, laissant du coup l’ascendant à l’enfant qui peut parfois prendre le pouvoir et se mettre à les manipuler.

Dépistage et reconnaissance du haut potentiel

Si l’on tient compte des années d’enseignement (en moyenne  10 ans) et du pourcentage d’enfants à HP dans la population (3 à 5 %), on remarque que seule une minorité des enfants à HP ont été décelés et testés.
Il est important de remettre ces résultats dans leur contexte. Les enfants à HP sont nettement plus souvent décelés aujourd’hui qu’il y a quelques années.
Ce sont généralement les parents qui se trouvent à l’origine du dépistage de leurs enfants.
Les parents expriment qu’audelà du système scolaire en luimême, « l’école » est souvent un déclencheur du dépistage de leur enfant. Dans les fratries, le fait qu’un enfant soit reconnu amène souvent dans une suite logique le dépistage du reste de la fratrie.

La nécessité de faire tester l’enfant se révèle à des moments clés du parcours :
– Entrée à l’école obligatoire – Début du 2ème cycle – Fin de l’année d’orientation
L’âge des enfants lors du passage des tests confirme le lien direct avec l’école.
Il ressort très nettement que les parents, au travers de la scolarisation de leur enfant, vont se trouver confrontés à des interrogations, voire à des difficultés qui vont les mener au dépistage du HP de leur enfant.

Intégration et adaptation des enfants à HP

Les enseignants, tous degrés confondus, se disent prêts à intégrer les enfants à HP au sein de leur classe, ce qu’ils font déjà. Cependant, les éléments permettant de reconnaître l’enfant à HP sont souvent méconnus.
Les parents perçoivent leurs enfants majoritairement comme « bons élèves » et adaptés au milieu scolaire. Cependant, une même proportion de parents estime que leur enfant se rabaisse ou cache son niveau.
Comme définition au terme de « bon élève », les parents citent plus souvent le fait de répondre aux attentes que le fait d’avoir de bons résultats…
Par ailleurs, la moitié des parents ont observé de réelles difficultés d’intégration concernant leur enfant, et le font globalement incomber à son fonctionnement différent. bon-eleve

Nous touchons ici au problème de la suradaptation des enfants à HP.
A l’école primaire, où la socialisation de base et la vie en groupe se développe et fait partie du programme au-delà des apprentissages dits scolaires, les enseignants se trouvent au cœur de l’intégration. Généralement, les enfants à HP découvrent leur différence au contact de leurs camarades. Bien que cela ne soit jamais dit avec des mots, ils se sentent, se perçoivent différents. Leurs capacités d’adaptation ainsi que leur besoin de faire partie du groupe les amènent souvent inconsciemment à gommer, voire à nier leurs ressentis. Encore plus si l’enfant est une fille, elle ne peut concevoir qu’elle diffère effectivement du reste du groupe.
Le regard ainsi que les attentes des enseignants occupent une place majeure dans la future capacité de l’enfant à se reconnaître. Le fait que les enseignants ne connaissent que peu les implications concrètes de la douance peut devenir un réel problème dans l’intégration de l’enfant à HP en classe ainsi que dans sa capacité future à s’adapter dans la société.
Le seul fait de pouvoir exister sans devoir se « cacher » est visiblement un objectif en soi pour ces enfants. Un des enjeux majeurs se révélant au cours de l’enquête s’articule autour des « attentes » extérieures que l’enfant fait siennes.

Perception et impact des tests de QI

Les tests de QI sont le seul moyen actuellement reconnu pour mesurer l’intelligence, et ceci dans des aspects très ciblés. C’est la façon officielle de déceler le haut potentiel intellectuel. Les tests peuvent prendre une grande importance dans les relations entre les parents et l’école, et peuvent vite devenir le déclencheur d’un affrontement. Il est rare que les enseignants et les parents aient le même point de vue sur le sujet. Cette dichotomie est certainement un des points d’achoppement principaux entre les parents et les enseignants, au-delà du phénomène HP en lui-même.
Les parents ont tendance à « y croire » et à penser que cela va les aider dans la crédibilisation du phénomène face à l’école :potentiel

Les enseignants ont tendance à penser que le diagnostic est peu crédible, donc suspect, quelles qu’en soient les raisons (contenu des tests, conditions de passage…) :  enquete-enseignant

Les attentes parentales envers le corps enseignant par rapport à la reconnaissance de la douance de leurs enfants sur la simple affirmation « Il est HP, c’est prouvé par des tests » se révèlent souvent vaines et parfois douloureuses, d’autant plus si les résultats des tests sont leur seul argument tangible dans les rapports avec l’école. De plus, les parents n’ont parfois pas eux-mêmes une compréhension très claire des implications concrètes de ce diagnostic ni des mesures qui pourraient en découler.
L’accueil réservé à ces affirmations parfois péremptoires peut être réticent de la part d’enseignants qui n’en savent pas beaucoup plus sur le phénomène HP. L’enseignant peut parfois se sentir pris en faute, avec un sentiment de harcèlement et très peu de moyens devant des demandes non ou mal formulées.  Les parents d’enfant à HP souffrent d’avoir l’impression de ne pas être pris au sérieux. Par ailleurs, il est impossible de savoir s’il y beaucoup de pression sur l’école de la part d’autres parents « utilisant la mode HP » comme explication aux difficultés de leurs enfants. C’est en tout cas des rumeurs qui ressortent régulièrement au sein de rencontres entre personnes à HP.
Au-delà des intentions de chacun, on constate de réelles difficultés de communication entre les parents et l’école.
Ces situations conflictuelles découlent davantage de malentendus que d’une volonté délibérée d’un côté ou de l’autre de forcer la main. Cela reste néanmoins souvent dommageable, voire insupportable aux deux parties, et aux enfants…
On constate que dès lors qu’on aborde le phénomène HP, il suscite de vives réactions, allant du rejet à l’attirance, ne laissant personne indifférent. Dès que le thème de l’intelligence et de ses implications concrètes est abordé, on remarque que de nombreux tabous se manifestent.